Guerrier de lumière

Faciliter chez le bénéficiaire le processus visant à trouver en lui-même les ressources pour lui permettre de dépasser ce qui le limite.

Carnet de voyage: Nantes, le départ.

Nantes jardin des plantesMe voilà donc sur la route. 8H01 train au départ de Liège Guillemins. Deux changements de train et un covoiturage plus tard me voilà arrivé à Nantes au environs de 18H40. Pas le temps de profiter pleinement de la ville. Un rapide détour par le jardin des plantes. Trop court, je souhaite retourner le découvrir plus longuement et profiter mieux de ce que cette ville a à offrir.

20H30, c’est partis, au départ de la gare, je cherche à rejoindre la Loire. Elle vas être ma Nantescompagne dans les premiers cents kilomètres de mon voyage. Un plan des transports en commun la renseigne à proximité de la gare. Facile donc de la trouver.

C’est en bordant un canal qu’elle m’apparaît. Me voilà donc en route. J’avais annoncé plus tôt sur les réseaux sociaux une étape de 35 kilomètres pour chauffer la machine. Je pensais cela réaliste n’ayant aucune préparation sportive récente.

Ingrandes pont suspenduComme à mon habitude, j’ai laissé parler plus mon instinct que ma raison. Je connaissais le lieu de ma première étape. Là où il me serait possible de me poser pour écrire ces lignes. Ingrandes et son pont suspendu là était pour moi l’aboutissement d’une première étapes. En prenant le départ, j’avoue n’avoir pas réfléchi à la distance effective à parcourir pour rejoindre cette destination. Mais comme je me le suis répété de nombreuses fois tout au long du parcours:  « À cœur brave et mental d’acier, rien d’impossible.« . Les derniers kilomètre n’ont pas été sans peine. Commençons par le début.

Je suis habitué des longues marches. La première d’une longue série fût le tour carte du Finistèredu Finistère. 940 kilomètres en deux mois et demis. L’important comme pour toutes les aventures de longue haleine, c’est le rythme. Avancer d’un pas régulier vaut mieux que de forcer trop l’allure. On fini alors par perdre du temps là où cherche à en gagner. Merci à Jean De La Fontaine pour cette précieuse fable. J’ai choisi d’adopter le rythme constants de une heure de marche suivit de dix minutes de pose. Cette informations n’est pas anodine. C’est un peu comme si par magie. Une ou deux minutes avant ou après cet heure de marche. Il apparaissait un banc où prendre ce repos bien mérité. Durant les dix premières heures,  j’y reviendrais.

Très vite j’ai quitté la civilisation pour emprunter de petits chemins. La forêt de nuit au clair d’une lune croissante. Des voies praticables serpentants au bord d’une Loire devinée du regard, silencieuse. Les premières heures sont passées comme des minutes. L’indication de la distance séparant les différents points me laissait à penser un rythme de quatre kilomètres par heures. Très honorable si l’on tient comptes des poses.

J’ai eu tout le temps de penser à l’adage: « C’est le voyage qui est important. La destination n’est pas le but. Elle est le moyen.« . Les vingt premiers kilomètres furent de toute beauté. Néanmoins, dans le cadre de ce récit, j’ai choisi de me concentrer sur les moments forts.

Au moment de me poser pour la cinquième fois, à deux reprises j’ai eu l’occasion d’être surpris.

Premièrevieille locomotivement, par une équipe de la S.N.C.F. travaillant sur la voie. J’ai bien croisé quelques cyclistes et autre joggeur les premier kilomètres. Mais une fois arrivé sur un petit chemin de halage plus personne. La Loire en contre bas à ma droite. Trois mètres plus haut à ma gauche une voie ferrée. Des lampes de poches au loin. Deux véhicules stationnés sur un chemin large suffisamment  pour qu’elles puissent passer.

C’était une occasion de faire un clin d’œil à ces travailleur de l’ombre. Merci à ces hommes et ces femmes travaillant en coulisse. Sans que l’on puissent le deviner, sans eux, les choses simples du quotidien seraient impossible.

grande ourseMa deuxième surprise était de taille. En levant les yeux, juste au dessus de moi, la Grande Ourse. Merveille des merveilles, j’étais au comble du bonheur. Je ré-découvrais le plaisir tout simple de regarder les étoiles. Cela semble anodin, mais loin de la pollution des lumières de la ville, quel spectacle. Tellement de pensées m’ont traversées l’esprit en fixant le ciel. Tout ces soleils lointains autours desquelles tournent des planètes. Vertigineux torrent de bonheur d’être là, en chemin, sur la route… Plus encore d’être ici et maintenant en particulier. C’est long et c’est court tout à la fois, dix minutes, dans de tels conditions.

Cet histoire n’est pas finie, il me reste encore bien des choses à vous raconter. Vous aurez l’occasion de la lire plus tard. Je vous laisse donc ici. Pour conclure, je vous dirais juste qu’il n’y pas suffisamment de papier sur cet terre. Ou de temps, c’est selon. Pas suffisamment donc pour vous dire à quelle point on en prend plein les yeux lorsqu’on décide de les ouvrir. Tellement d’endroit ne demandent qu’à se laisser découvrir.

De Nantes à Ingrandes

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This entry was posted on avril 6, 2017 by in Carnet de voyage and tagged , , .

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